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DESIGN Conception d'un lieu en permaculture

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DESIGN Conception d'un lieu en permaculture

(Conception/ Réalisation/ Maintenance/ Réévaluation)

 

Le design dans le contexte de la permaculture est à différencier de l’utilisation que font les Français de ce mot qui en général est utilisé pour la conception de forme et d’esthétique.

 

Dans le contexte permaculturel, ce mot veut dire : conception, réalisation, maintenance et réévaluation en un seul mot !

Le design écologique global est d’ailleurs ce qui définit le mieux le mot « permaculture » dans ce qu’il a de systémique ou d’holistique ! La permaculture est malheureusement caricaturée par des techniques (mulch, culture sur buttes, associations végétales, zonage, etc.).

 

Un design permacole est donc une « conception, réalisation, maintenance et réévaluation » basée sur des principes éthiques (prendre soin de la terre, des humains et créer l’abondance pour tout ce qui vit) qui a pour but de combler les besoins des êtres qui vont « habiter » le design !

 

Un design n’est par essence JAMAIS TERMINE ! C’est un processus jamais abouti ! Vous ne trouverez jamais un designer qui vous dira « oui, j’ai fait ce design il y 20 ans et depuis c’est parfait, je n’ai qu’à maintenir le système ! » Comme dans les designs de Dame Nature, rien n’est jamais fini !

 

Cela commence par l’observation des paramètres en jeu et la mise en application d’outils de conception pour augmenter les ressources (biologique et énergétique) d’un lieu tout en faisant en sorte que l’énergie soit gérée de façon optimale, comme c’est le cas dans les écosystèmes naturels.

 

Pour résumer, le permaculteur est un concepteur d’écosystèmes qui cherche à optimiser, à amplifier l'énergie et la biodiversité d’un lieu pour augmenter son potentiel de vie et sa résilience globale.

 

Les Principes de Design en Permaculture

 

>> Retrouver tous ces principes en plus détaillé dans les ouvrages :

« Synergie dans les rapports humains » (chapitre : Créer des structures organiques inspirées du développement naturel) 

« Permaculture en climat tempéré » (chapitre : Créer un lieu en permaculture).

 

Vision Uniciste ou non dualiste

Si l’on croit que le bien et le mal existent, cela donne des bonnes et des mauvaises herbes, des bons et des mauvais insectes et des bons et des mauvais humains ! Cela crée l’envie d’éliminer quelque chose, cela crée le round’up, les pesticides, les punitions et les prisons !!! Cela nous fait croire que la nature est imparfaite et qu’il faut éliminer quelque chose pour que cela aille « mieux ».

 

C’est l’application de cette vision pathologique du monde qui nous fait persécuter tout ce qui est naturel depuis des siècles pour au final créer les déserts qui sont passés de 11 à 33% de la surface du globe. Notre culture dualiste est basée sur l’élimination de ce qui ne va pas (simplification, dégradation) plutôt que sur le développement de ce qui va (complexification, agradation) ! Le feu purificateur chrétien est une véritable catastrophe énergétique planétaire !

 

On persécute l’humain et l’environnement sur les mêmes bases de jugement dualiste erroné et la permaculture nous invite à sortir de ce cercle vicieux pour entrer dans un monde d’unité, de justice et d’équilibre pour tous, tant dans le rapport au jardin qu’aux membres de sa famille ou de son espèce (voir les nombreux exemples de non dualité dans le livre « Permaculture en climat tempéré »).

 

Prendre soin de la terre, des humains, créer l’abondance, partager les surplus

Ceci de façon à ce que nos conceptions ne puissent plus déraper de nouveau vers quelque chose de nuisible à l’environnement et/ou aux êtres vivants (tous confondus).

 

Attention je ne veux pas dire « créer le pays des « bisounours » où tout le monde s’aime et meurt de sa belle mort ! » Je veux parler de l’équilibre qu’il y a par exemple entre la santé des gazelles et la présence des hyènes et des lions, qui sont indispensables à l’équilibre de la gazelle ! Prendre soin de la terre et créer l’abondance est ce que fait tout l’environnement autour de nous ! Mais encore faut-il savoir le voir ! (avec nos lunettes d’unité).

 

Prendre les modèles naturels en exemple

(Suivons ce qui fonctionne)

 

Pourquoi créer des choses qui ne marchent pas, alors que nous avons des exemples qui marchent depuis des millions d’années ?! Pourquoi lutter contre les cycles naturels au lieu de les utiliser pour créer l’abondance ?).

 

Chercher la résilience

(La recherche d’équilibre comme modèle global)

 

Tous les êtres qui vivent sur terre sont en homéostasie (capacité à conserver son équilibre), à s’adapter à un bouleversement (excès ou carence). Tout ce qui ne cherche pas l’homéostasie est voué à disparaitre car c’est un des piliers du vivant de s’adapter en permanence ! Donc un projet qui n’a pas pour but d’être résilient (qui compte sur des subventions pour vivre par exemple) et qui est composé d’individus qui n’ont pas l’objectif d’être en homéostasie, est un projet qui est voué à l’échec ! Par contre un projet basé sur l’autonomie et l’homéostasie, mis en œuvre par de personnes autonomes et en homéostasie à de très grandes chances de naitre, de se développer et de faire des petits !

 

Aller doucement

Chi va piano, va sano e va lontano (proverbe Italien).

 

Ce n’est pas le résultat qui est important mais le chemin ( ?). Tous les êtres qui nous entourent ont un rythme de croissance adéquat et poussent à leur rythme qui est en général assez lent (les arbres, les animaux, les forêts). Les systèmes lents à petite échelle sont plus faciles à réaliser et à maintenir que les gros rapides. J’ai dépensé et gaspillé une énergie folle à me précipiter pour faire un monde meilleur en courant partout à la fois ; j’ai voulu voir grand (au détriment de ma santé et de mes relations) pour au final avoir perdu un temps précieux à apprendre laborieusement qu’il faut aller doucement et être patient pour faire ce fameux monde meilleur !

 

Pratiquer l’autorégulation et accepter les rétroactions

Le non agir comme base philosophique de conception ! Si vous cherchez à travailler pour produire, vous allez produire du travail là où les animaux ne travaillent pas pour avoir le même résultat que vous ; ils ne font que vivre ! Cela s’exprime par le fait de savoir perdre pour pouvoir gagner !

 

Ex : c’est parce que j’accepte de perdre mes salades que je peux voir (rétroaction) certaines salades ne pas se faire dévorer (comprendre l’autorégulation) et tirer des leçons qui m’amèneront un jour à développer une stratégie pour avoir beaucoup de salades sans lutter contre les limaces et escargots. C’est comprendre en profondeur que le monde n’est que recherche d’équilibre (sans moi) et que je n’ai qu’à observer et accepter de perdre pour apprendre à gagner ! A chaque fois que ce que je fais échoue, me dire : « c’est ce que j’ai fait qui est imparfait, pas le monde qui m’entoure ! ».

 

Mais cela demande une humilité et une créativité que notre culture occidentale a du mal à appréhender !!!

 

Partir de petit pour aller vers le grand et inversement

C’est partir des besoins du détail, pour, ensuite, concevoir des motifs généraux (structures) qui prennent en compte les besoins des éléments spécifiques et, au final, faire un design qui voit en grand pour finir sur les détails. C’est savoir prendre du recul autant sur le focal (grossissement du détail) que sur le panoramique (vue d’ensemble) En prenant du recul on peut observer les motifs (micro ou macro) dans la nature et les reproduire. Ils peuvent alors devenir la colonne vertébrale du design sans en oublier les organes (qui sont tout aussi importants).

 

Par exemple : On peut partir du détail (la poule et ses besoins) pour concevoir le poulailler, puis placer le poulailler dans le système global en fonction du fait que allons devoir y aller tous les jours ou inversement ! L’important est d’avoir inclus tous les paramètres importants (les besoins de la poule, les vôtres, les ressources à disposition et les possibilités infra-structurelles.

 

En chamanisme, on appelle cela la vision de l’aigle ! Car il peut voir la vallée dans son ensemble et en même temps la petite souris qui sort de son trou !

 

Pas de déchets en permaculture

Rien ne nait, rien ne meurt, tout se transforme ! Éviter au maximum la production de déchets et valoriser les énergies et ressources de toutes sortes (privilégier le recyclage) ! Malheureusement la culture dans laquelle nous vivons (ordinateur, automobile, etc.) ne nous permet pas toujours d’appliquer à la lettre ce principe !

 

Certains y arrivent au risque de s’exclure totalement du système et au final de ne pas avoir un impact sur le changement de celui-ci. (Exemple : pour faire un stage sur les plantes sauvages et comestibles il faut faire une pub et pour faire la pub, il faut du papier recyclé et de l’encre bio, mais l’imprimeur est loin car ils sont rares les imprimeurs bio, du coup je dois avoir une voiture (et une voiture bio produite localement c’est rare ……..) on peut vite se faire très mal à la tête et au ventre (donc ne pas prendre soin de nous) quand on va vers l’extrémisme ou l’intégrisme (mais chacun son éthique).

 

Trouver l’équilibre entre donner et recevoir

Ce n’est pas le tout de créer un monde meilleur, s’il n’est pas meilleur et viable pour ceux qui le créent ! Il est aussi important de recevoir que de donner ! Beaucoup de gens dans le don, s’épuisent et se découragent et c’est normal !!!

 

Ce n’est pas le tout d’avoir des papillons, des hérissons et des libellules, si c’est pour devoir revendre parce qu’on ne peut plus payer le loyer !

 

Produire de l’énergie (argent et nourriture) est indispensable à la pérennité d’un projet ! Ne pas se laisser envahir par ceux qui prennent sans rien donner, ne pas envahir les autres en prenant sans donner !

 

Chaque élément remplit plusieurs fonctions

(Polyvalence de l’être pour la stabilité du tout)

 

L’abeille pollinise les fleurs, fait du miel, de la cire, de la propolis, prévient de la santé du biotope ; Le cochon, retourne le sol, protège les poules au poulailler, produit de la viande, trouve les truffes, la poule en tant qu’être dans un design remplira le rôle de : producteur d’œufs, de viande, de plume, de chaleur, de travail du sol par son grattage incessant. Ainsi le permaculteur veille à bien connaitre les spécificités des espèces animales et végétales qu’il inclut dans son système pour pouvoir tirer parti des comportements naturel en fonction des besoins de celui-ci !

 

Chaque fonction est remplie par plusieurs éléments

(Polyvalence du système pour la stabilité des êtres)

 

Si le sol n’est pas travaillé par les vers de terre, ce sera par les poules, les cochons ou le jardinier ; si le campagnol n’est pas mangé par la buse, il le sera par la fouine, la couleuvre, ou la chouette) ; Plus une voiture a de roues, plus elle est stable et quand une roue crève, ce n’est pas grave, alors qu’un monocycle sera stoppé net par une crevaison !

 

Pas de fuite ni de rétention d’énergie

(rentabilité et efficacité énergétique)

 

Ne pas laisser l’eau, les matières organiques, les minéraux sortir de votre système, mais ne pas laisser stagner et s’accumuler non plus !) Il faut que l’énergie soit maximum et qu’elle circule au maximum. Par exemple, vous pouvez créer une fuite d’énergie en mettant vos tontes de pelouse à la poubelle (elles sortent du système), ou créer un excès si vous les laissez en tas (excès d’azote) et une carence sur la pelouse en ne la remettant pas (carence en carbone). Idem pour l’eau où l’on peut avoir des zones desséchées en haut d’un terrain et une asphyxie du sol par l’eau en bas et au final pas d’eau en été alors qu’on en a trop en hiver !

 

Idem pour les rapports humains et la circulation de l’information et de l’énergie émotionnelle : Si vous gardez vos frustrations pour vous et que vous attendez passivement, un jour vous exploserez (violence/extérieur) ou vous imploserez (violence/intérieur, dépression). Si vous n’entendez pas quand les autres ne supportent plus votre comportement, il risque aussi d’y avoir explosion aussi !

 

Par contre quand on dynamise la pelouse avec des purins, pour relancer la vie microbienne puis que l’on rend les matières organiques au lieu d’où elles viennent, le cycle s’accélère, ce qui fait qu’il y a plus de végétaux, donc plus de ressources, donc plus de végétaux !

 

C’est ce qui fait que l’on trouve 12% d’humus dans certains jardins forêt (au lieu de 4% dans les biotopes naturels et 3Kg de vers de terre au lieu de 500gr dans une prairie bio !

 

Je pourrais faire les mêmes parallèles avec les rapports humains qui, une fois dynamisés, amènent à une harmonie et une efficacité que l’on n’observe pas chez les peuples premiers (qui vivent comme nous des blocages structurels et des frustrations non évolutives!

 

Biodiversité et effet bordure

(biodiversité = stabilité)

 

Une bordure est la jonction entre deux biotopes (bassin jardin, prairie forêt, etc.) ou entre deux zones climatiques ! On favorise les zones de bordure car un écosystème est plus stable quand il y a de nombreux acteurs (biodiversité=résilience) et il y a plus de biodiversité dans la bordure d’un étang que dans l’étang lui-même ou dans la prairie qui le borde !

 

Donc plus il y a de bordures dans un écosystème, plus celui-ci est stable. Mettre des haies, faire des bords d’étang en zigzag plutôt que droits, permet d’augmenter l’effet bordure !

 

Le problème est la solution

(évolution et créativité)

 

Voila un dicton qui n’apporte que du positif et de la créativité ! Mais qu’est-ce qu’un problème ?

 

Un problème n’est que le laps de temps qui s’écoule entre le moment où l’on se trouve bloqué et celui où l’on se débloque ! Ce laps de temps est exponentiel si on lui accorde notre attention et si on souhaite stagner ! Ou bien peut être extrêmement court, voire inexistant, quand on concentre son énergie vers la création de solutions ! Les gens qui ont des problèmes sont des personnes qui ont une maladie mentale qui les fait stagner (ou plutôt, des pensées maladives qui justifient leur immobilisme) ! Les autres ont des solutions qui les font évoluer ! C’est cette posture que cherche le permaculteur dans ses designs !

 

Prendre les tensions internes comme moteur de l’évolution

La tension, la colère, la frustration sont l’expression des besoins fondamentaux insatisfaits. Ne plus se battre contre soi ni les autres, ne plus se contenir ou demander aux autres de se contenir, reconnaitre nos besoins comme fondamentaux. C’est identifier et reconnaitre les besoins qui sont cachés derrière les tensions et changer les choses ensemble pour être tous comblés (poule, chien adulte enfant voisin etc. Si vos enfants crient et pleurent tout le temps, que votre femme part avec un autre, que les poules ont l’œil vitreux et sont déplumées, ce n’est pas parce que le monde est imparfait, mais parce que des facteurs fondamentaux on été négligés dans le design de votre vie et de votre lieu ! Si vous aviez pris les tensions comme moteur, vous n’auriez pas négligé ces facteurs !

 

En gros, transformer le plomb en or !!!

 

Attention à ne pas confondre besoin et désir !!!

 

Les Outils de Design

 

>> Voir notre GUIDE DE DESIGN GRATUIT pour récolter un maximum de renseignements concernant votre lieu et la conception d'un design standard.

 

"VOBREDIMOR"

Vision : et direction du projet « où on va et pourquoi »

Observation : des paramètres en compte « voir la réalité que l’on peut percevoir »

Besoins : des êtres et du biotope « pour que çà marche il faut quoi ? »

Ressources : des êtres et du biotope « pour que çà marche il y a quoi ? »

Évaluation du potentiel : « ressources moins besoins =? Quoi »

Design conception : dessin plan, maquette « tempête de cerveaux, créativité »

Implantation « planning & réalisation »

Maintenance « programmer le moindre effort »

Observation : des retours (feed back de nos erreurs)

Réévaluation de la direction du projet (et c’est reparti……).

 

On peut ajouter le « C » de Célébration entre chaque lettre car si l’on attend la fin du design pour faire la fête, le temps risque d’être long et triste (tout ce qui n’est pas fun n’est pas soutenable.)

 

C’est une méthode de conception en 10 étapes progressives, assez simple et logique, mais qui nécessite souvent l’aide d’un designer pour être objective (voir les propositions de l’association pour réaliser les stages de design chez vous à moindre coût) !

 

Géoportail

Géoportail est un outil très pratique pour le designer car il donne de nombreuses informations précises sur votre terrain sous forme de cartes : IGN et route (qui vous permet de voir les voies, chemin, accès, sentiers rando éventuels qui passent chez vous), Carte Topographique (qui vous permet de voir les dénivelés), Parcelle cadastrale (permet de voir les limites de votre parcelle), Vue du ciel en 3D qui vous permet de voir les alentours et de voir votre parcelle de votre ordi (pratique quand on est à distance du lieu !). On peut mémoriser les cartes, sélectionner des parties, dessiner dessus, prendre des mesures, bref un outil de design très intéressant ! www.geoportail.gouv.fr

 

La bio-indication

La bio-indication est une méthodologie d’analyse sensorielle (vue, ouïe, odorat, goût ressenti) qui permet de recueillir des informations sur la santé du biotope !

 

Exemples :

  •  Bio-indication végétale : en fonction des espèces botaniques et de leur densité de présence sur le terrain, on peut savoir le type de sol (chimie, texture), la présence ou l’absence d’eau, les activités anciennes sur la parcelle, les éventuelles pollutions, le potentiel de production végétale
  • Bio-indication animale : en fonction du nombre d’insectes volants, du nombre d’insectes que l’on trouve dans le sol ou dans l’eau d’un bassin, on peut savoir rapidement s’il y a de la vie et s’il y a pollution de l’eau ou asphyxie du sol. En fonction du nombre de chants d’oiseaux et des espèces présentes, on peut savoir si l’écosystème est complexe ou simple et cela peut donner des explications sur la présence de parasites (carpocapse, pucerons, chenilles) qui font des ravages dans le jardin et les fruitiers. Idem pour les chauves-souris, chouettes et hiboux la nuit.
  • Bio-indication humaine : Avec des outils comme la Programmation Neuro-Linguistique, la Communication Non Violente ou la communication transformative, on apprend à prêter attention aux ressentis émotionnels et on devient capable de ressentir ses tensions et celles des autres, les non-dits et la frustration (même si on le cache, le corps parle et ne ment pas !) et on apprend à décoder quels besoins insatisfaits génèrent cette tension. Cela indique le potentiel de stabilité intérieure et le potentiel d’efficacité des porteurs de projets à combler leurs besoins et à réaliser leurs projets sereinement et efficacement. Quand je perçois de grandes tensions et une grande inefficacité, j’accompagne les personnes vers des ateliers de développement personnel adaptés et met les projets matériels en attente au profit du jardin intérieur (la Zone 00)!
  • La Carte du Zonage : C’est la carte de répartition des activités sur le site en fonction de la fréquence que demande l’activité. On place les activités fréquentes (chercher les œufs tous les matins, cueillir les salades pour le midi, les tisanes du matin et du soir prendre le courrier etc.) près de la maison et les activités peu fréquentes (récolte des céréales, du bois de chauffage etc.) loin de la maison ou des chemins d’accès les plus fréquentés  

       

Calque Zonage                

Zone 0 = Habitat

Zone 1 = Haute surveillance : Potager à cueillir

              (salades radis etc.), aromatiques, tisanes, etc.

Zone 2 = Moyenne surveillance Volailles et petit animaux,

              Potager de récolte (potiron, PDT)

Zone 3 = Basse surveillance : Grande culture, pâturages

Zone 4 = Semi-sauvage : Bois de chauffage,

              bois d’œuvre,

              fourrage

Zone 5 = Sauvage : où l’on ne va jamais !

              (zone d’ensemencement des zones 1234

              en espèces sauvages,

              observation des modèles naturels,

              espace de régénération des espèces sauvages)

 

 

Le zonage est une façon d’économiser notre énergie (le poulailler à 500m de la maison = 365km /ans pour aller chercher des œufs, c’est bête, à 50m c’est mieux (sauf s’il y a un coq) !!!

 

Mais de mon expérience, ce qui m’a fait perdre le plus de temps et d’énergie, ce qui m’a amené à détruire ce que j’avais construit ou à abandonner un travail considérable, c’est la zone 00, mon jardin intérieur ! L’humain gaspille son énergie vitale à déplacer des objets inutilement pour fuir ce qui se passe en lui (Eckart Tolle) ! L’un passe sa vie à déplacer une chose de A à B et l’autre à la remettre à sa place !

 

Un design ne peut combler les besoins de celui qui ne les connait pas et ne fait que combler des désirs compulsivement sans aller au fond de lui !

 

Vu sous cet angle, les outils de développement personnel (CNV, Médiation, Méthode ESPER) deviennent de véritables outils de design de notre vie intérieure et de là, le design d’un monde meilleur prend une forme plus VRAIE et savoureuse ! (c’est mon point de vue !).

 

  • La Carte des secteurs d’influence de l’écosystème : Ce sont toutes les influences qui pèsent sur l’écosystème ! On les fait apparaitre sur une carte ou un calque spécifique !

    permaculture-carte-secteur-foret-nourriciere

Vents dominants d’été et d’hiver

Pente et topographie

Circulation de l’eau (zone de résurgence, d’érosion, lignes et points clés)

Courbe du soleil (été hiver) zone d’ombre et de plein soleil

Chemins et voies d’accès privés ou publics

Types de sol sur la parcelle (et leur texture, chimie, profondeur et potentiel végétal)

Pollution venant de l’extérieur ou sur le lieu même

Zone naturelle intouchable (NATURA 2000)

Passage d’animaux sauvages

Nuisances sonores ou visuelles

Ci-contre la carte des secteurs du design de l’ECOPARC de St Pierre de Fruigies sur lequel j’avais travaillé

 

(Ce projet n’a jamais abouti, comme la majorité des projets qui ne sont pas basés sur l’homéostasie. >> Voir l’ouvrage « Synergie dans les rapport humains ». )

 

 

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