ASSOCIATION LA FORET NOURRICIERE

Permaculture et ecosystemes comestibles

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« Il n'existe rien de constant, si ce n'est le changement. »

Bouddha

Le Non Agir

Si l’on considère que le monde sauvage est un modèle que l’on peut suivre, jusqu’où peut-on aller ?

 

Masanobu Fukuoka (« lL révolution d’un seul brin de paille ») a mis en évidence par son agriculture du « non agir » que l’humain pouvait avoir des pratiques agricoles sans dominer le monde sauvage mais plutôt en en tirant parti. Mais jusqu’où peut-on aller dans le « non agir » ? En effet, l’extrémité de ce non agir, de cette renonciation, c’est la mort. Jusqu’à quelle limite peut-on modifier et interagir avec le vivant sans lui nuire?

 

Prenons l'exemple d’un animal qui modifie son environnement :

 

Le castor construit et entretient des barrages. Il inonde des zones de façon à créer son terrain de chasse. Ce qui va certes, faire mourir des centaines d’arbres et faire disparaître tout un écosystème local, mais pour le remplacer par un biotope plus riche en vie, plus complexe. Ce qui permet d’augmenter la biodiversité dans son ensemble, d’abreuver la faune locale, de créer des haltes pour la faune migratrice, tout en retenant l’énergie EAU qui est fondamentale pour le développement du « vivant » et la thermorégulation de la terre « Gaïa ».

  

En coupant les arbres pour faire son barrage, il créera un biotope « clairière » ou « pré forestier » qui, cumulé au biotope « forêt » et « aquatique, augmentera la biodiversité dans son ensemble.

 

La permaculture n’est pas un autre extrême où l’humain ne devrait manger que des plantes sauvages qui poussent de façon sauvage « sans aucune aide », ce qui causerait à terme la disparition de variétés sélectionnées depuis des millénaires (céréales, légumes, fruits), mais plutôt une symbiose naturelle et consciente où l’on « aide » les plantes que l’on préfère, mais sans les assister trop et surtout, sans « gagner son pain à la sueur du front ».

 

Ces animaux sauvages mettent en évidence que nous pouvons modifier notre environnement, sans que cela lui soit nuisible, bien au contraire. Un biotope a besoin de l’interaction des animaux, dans la mesure où les modifications apportent un bénéfice à l’ensemble (ou tout au moins, ne le dégrade pas trop).

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