ASSOCIATION LA FORET NOURRICIERE

Permaculture et ecosystemes comestibles

Lettre d'info

INSCRIVEZ-VOUS à notre lettre d'information pour être tenu au courant de notre actualité.

captcha 
« Quand tu te lèves le matin, remercie la lumière du jour, pour ta vie et ta force, pour la nourriture et le bonheur de vivre, si tu ne vois pas de raison de remercier, la raison repose en toi-même. »

Chef Shawnee

Philosophie de vie-Ethique

"La nature n'est que recherche d'équilibre et d'harmonie, laissons la s’exprimer pour savoir en tirer parti et créer un monde d’abondance  pour tous."

 

Le concept de la permaculture a été créé par Bill Mollison et David Holmgren (Australie) dans les années soixante-dix : PERMA = permanent CULTURE = culture ou Culturel. C'est une science systémique qui a pour but la conception, la planification et la réalisation de sociétés humaines écologiquement soutenables, socialement équitables et économiquement viables. Elle se base sur une éthique, dont découlent des principes et des techniques permettant une intégration des activités humaines avec les écosystèmes. (WIKIPEDIA).

 

C’est une philosophie de vie qui créer des systèmes complexes, mais qui se maintiennent simplement, à l’inverse des systèmes simplistes, qui se maintiennent de façon compliquée.

 

ethique-permaculture-foret-nourriciere

 

 

LA FLEUR DE LA PERMACULTURE  de David HOLMGREN

 

fleur-permaculture-foret-nourriciere

 

Dans les systèmes permacoles de type sauvage, on cultive les plantes (presque sauvages) dans un sol qui l’est aussi, qui s'auto-fertilise perpétuellement et se travaille de lui-même comme dans une forêt, le tout étant que le cycle d’apport de matière organique et la couverture du sol soient permanents (comme dans une forêt).

 

Il n'y a donc pas de travail du sol à proprement parler : c'est la vie du sol, et les racines qui travaillent. Il n’y a pas d’arrosage ou bien on arrose de façon très stratégique (création de biotope humide grâce à des systèmes d’irrigation capillaire dispersion par capillarité et non par ruissellement, des réserves poreuses. On permet aux cycles biochimiques du sol de se produire sans être perturbés par une aération excessive ou par un engraissage malvenu qui ne débouche en général que sur des carences, des excès et des indigestions ! Du coup, les engrais même biologiques, ne sont plus obligatoires, seule une couverture végétale (mulch) riche avec une stratégie de rotations bien pensée sont indispensables pour entretenir la vie du sol (comme dans une forêt ou une prairie sauvage où les animaux passent).

 

Dans le jardin on coupe les plantes comestibles en laissant leurs racines dans le sol (comme si un chevreuil l’avait mangé) de façon à ce qu’elles finissent leur cycle végétatif (reproduction) et se ressèment toutes seules. Les salades, poireaux, choux, etc. seront à la fois plantes comestibles et porte graines, qui d’année en année seront de plus en plus adaptés au lieu et au type de culture.

 

Mais ne pas travailler le sol n'est pas une religion et si c'était le cas, la permaculture serait une secte dont il faudrait se méfier !

 

Ce qui est important c'est de respecter les cycles naturels, les besoins des êtres vivants et de ne pas se casser le dos à faire ce que les animaux et les plantes auraient fait à notre place par leur façon de vivre.

"Dans les système permacoles cultivés, on essayera  de faire travailler le sol par l'action d'animaux ou de plantes qui l'auraient fait naturellement".

 

Par exemple, faire travailler le sol :

 

  • par les poules qui grattent et creusent pour trouver les vers  (avec un chariot à poule déplaçable ou un système de rotation),
  • par les vers de terre (avec des apports de matières organiques en surface),
  • par les cochons (en leur mettant des topinambours ; ils retournent tout et on sème derrière leur passage).

 

Le tout est d'observer pour savoir tirer partie des habitudes des animaux et des plantes en cherchant l'équilibre et l'enrichissement du biotope (agradation).

 

Pour la production de légumes, on jouera sur trois facteurs majeurs :

  1. Observer les besoins des êtres (plantes, animaux) pour pouvoir les combler.
  2. Enrichir (aggrader) le biotope pour qu'il soit le plus bénéfique aux plantes et aux animaux une fois que l'on a identifié leurs besoins.
  3. Re-sélectionner les plantes pour les rendre plus rustiques et autonomes, les accompagner vers l'autonomie et ne surtout pas les assister (on arrose pour qu'elle survivent, mais pas pour qu'elles poussent !).

 

Par exemple,

  1. Observer : les tomates (solanacées) et les citrouilles (cucurbitacées) sont issues des lisières de forêt d'Amérique du Sud riches en humus et matières qui se décomposent (avec un équilibre carbone/azote autour de 80) et des pluies quotidiennes. En gros elles poussent dans les tas de compost humide naturel où il n'y a pas trop de matière azotée! Pas étonnant qu'on observe pousser spontanément des cucurbitacées et des solanacées dans tous les tas de compost qui sont naturellement riches en matières  organiques  et en humidité. Et qu'elle ne fructifient pas quand il y a trop d'azote.
  2. Aggrader : le tout étant de produire des matières organiques fraiches et sèches qui ressemblent au tas de compost naturel, qu'il y ait un bon équilibre entre carbone & azote (2/3 de sec (paille/foin/sciure) et 1/3 de frais (déchets de légumes, fumier, lisier, tonte de pelouse),
  3. Re-semer chaque année nos graines;  en ne re-semant que les tomates qui ont tenu le plus longtemps au mildiou (laisser mûrir les tomates vertes). D'année en année elles seront de plus en plus adaptées à vos divers tas de compost, à vos méthodes de culture et à votre région (voir film "le conservatoire de la tomate de Pascal Poot" dans la partie "Autres vidéos") Et voilà des tomates et des courges qui  poussent toutes seules, presque sauvagement !

Cette approche est valable pour toutes les plantes et pour toutes sortes d'animaux d'élevage.

Copyright © 2017 Association La Forêt Nourricière, Franck Nathié - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public