ASSOCIATION LA FORET NOURRICIERE

Permaculture et ecosystemes comestibles

Viticulture

La Forêt Nourricière cherche des partenaires pour ses recherches sur la lutte contre les maladies de la vigne

 

Un des problèmes majeurs de la vigne est sa sensibilité à un certain nombre de maladies, tels que le mildiou, l’oïdium ou encore l'érinose. Toutes les recherches menées pour lutter contre ces maladies s'axent sur la sélection génétique (création de variétés hybrides dites « résistantes aux maladies ») et sur la  chimie (traitements pesticides et fongicides).

 

Même en viticulture biologique, les traitements utilisés sont majoritairement à base de soufre ou de cuivre (bouillie bordelaise par exemple), qui ont tous deux des impacts négatifs sur les écosystèmes (toxicité pour la microfaune du sol, lessivage dans les points d'eau). Face aux dégradations de l'environnement et à des consommateurs de plus en plus inquiets, il semble primordial de trouver des alternatives aux traitements chimiques.

 

La Forêt Nourricière œuvre déjà dans ce sens, en recensant les variétés anciennes et modernes dites « résistantes ». Elle possède à ce jour une collection d'environ 120 cépages résistants. En parallèle, elle se tourne vers un second axe de recherche, très prometteur et encore totalement inexploré en Europe : l'utilisation de l'allélopathie pour renforcer les variétés dites « sensibles aux maladies cryptogamiques ». L'allélopathie se définit comme « tout effet direct ou indirect, positif ou négatif, d’une plante (micro-organismes inclus) sur une autre par le biais de composés biochimiques libérés dans l’environnement » (Rice, 1984).

 

Des tests amateurs ont montré qu'un partenariat entre des pieds de vigne touchés par le mildiou, l'oïdium et l'érinose et certaines plantes dites « compagnes » permet la disparition de ces 3 maladies en quelques semaines ! La Forêt Nourricière compte poursuivre par une étude scientifique qui recherchera des associations d'allélopathie positive entre des plantes compagnes choisies sur la base des tests amateurs et des pieds de vigne dits « sensibles » mais possédant par ailleurs de bonnes qualités gustatives et/ou de précocité.

 

Des analyses seront effectuées en laboratoire pour mettre en évidence l'échange de molécules entre les plantes compagnes et la vigne. La finalité de l'étude sera de démontrer le potentiel des recherches en allélopathie ainsi que l'importance de la phytosociologie dans la production alimentaire, de valoriser des variétés anciennes dites « sensibles », et de  proposer des solutions concrètes et non interventionnistes aux producteurs de raisins de table ainsi qu'aux professionnels de la viticulture biologique et biodynamique.

 

Pour mener tout cela à bien, nous cherchons des vignes où effectuer les tests expérimentaux sur 3 ans à partir de 2017.

 

Si vous êtes propriétaire d'une vigne sensible (plusieurs dizaines de ceps minimum, d'une ou plusieurs variétés) et que vous êtes intéressés par notre étude, contactez-nous ! (02 99 92 48 37 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )

 

03 Vigne-bd

 

Ici la variété Perlette, précoce et sans pépins, avec laquelle nous effectuons les tests amateurs. Cette variété sensible retrouverait une place sur le marché en réseau court si sa résistance via les associations allélopathiques est avérée scientifiquement.   

 

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